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Sur l’île d’Olkhon il y a des coins retirés où on peut pêcher au lancer ou à la ligne. Ces endroits sont près des côtes rocheuses. On peut pêcher directement du bord de la rive ou aller sur l’eau à la rame. Les appâts sont différents : diverses « mouches », sauterelles, du frai bouilli de chabots de Baïkal qu’on ramasse sous les pierres côtières.

A l’aube ou bien l’après-midi quand le soleil est voilé de nuages et le lac couvert de petites rides, il est temps de pêcher l’ombre. L’ombre se nourrit de divers insectes, il saute de l’eau avec bruit, on l’entend bien quand le lac est calme et qu’il n’y a pas de vent. On peut tout simplement contempler son « jeu » sur l’eau. La pêche avec des « traîneau » (sur un bateau) s’est répandue sur le lac Baïkal. Le mécanisme du traîneau est le suivant : le traîneau est attaché à la ligne, quand il avance sur le lac on peut marcher le long de la rive d’un côté à l’autre. Sur les bords de l’île d’Olkhon il y a beaucoup de petites baies qui conviennent parfaitement à la pêche. On attache au traîneau une ligne avec des crochets à une distance de 5—10 mètres l’un de l’autre. On attend d’attraper quelques poissons, un ou deux, et on recommence.

La pêche d’hiver à l’ombre sous la glace est très intéressante. Il y a deux espèces d’ombres — blanc ou gris et foncé. Ils abondent dans les endroits rocheux, non loin du bord. Le long de la rive est à 30—50 mètres. On fait quelques trous avec une sonde, on y ajoute le « bormach » il est possible qu’il soit en des état différent. Il y en a celui qui est mort, bouilli et le plus souvent — le « bormach » vivant qu’on prend dans des petits lacs. Si le bormach coule au fond ça veut dire qu’on a « marqué » un trou. Quelques heures plus tard, on peut pêcher, en choisissant un moucheron convenable. Ce qui prouve la classe d’un pêcheur, c’est d’ailleurs son habileté à choisir une « mouche » en dépendance du temps et d’autres facteurs. L’ombre mange la « mouche »; s’il pèse plus d’un kilo, on sent un coup fort dans la main à travers la ligne et quand on commence à la tirer sur la surface, il résiste fort en repliant son corps élastique. Il faut éprouver cette sensation ! C’est une vraie audace de pêcher quand un bel ombre saute d’un trou sur la glace. Il étincelle sur la neige, saute et ne veux pas se résigner à son sort.

Pêche au filet

En été le soir on tend des filets en petits bateaux et le lendemain on vérifie. En hiver on place de petits fourgons munis de petits fourneaux en métal sur la glace et dans un petit trou on « examine » les filets. On peut regarder ce processus charmant des heures d’affilée quand on sort un mur blanc d’omoul sur un pont ou sur la glace et on le retire. Dans le langage local on l’appelle « vytchelkivat ». La « charba », une soupe de poisson de Baïkal est inoubliable, se prépare avec de l’omoul fraîs de choix.

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